Qu'est-ce que la libido exactement ?

La libido, bien plus qu'une simple pulsion sexuelle, est un concept profondément enraciné dans la psychologie humaine. Elle représente l'élan vital qui anime nos désirs les plus intimes et façonne nos interactions dans le domaine de la sexualité et de l'amour. Imaginons-la comme une source d'énergie intérieure, une force motrice qui guide nos comportements, nos pensées et nos émotions vers la sphère de l'intimité et de la connexion avec autrui.

Ce moteur interne de désir sexuel ne se limite pas à une simple quête de plaisir physique, bien qu'il inclue évidemment cet aspect. Il englobe également un désir profond de connexion émotionnelle, de partage et d'intimité avec un partenaire. La libido est donc une force multidimensionnelle qui alimente nos aspirations à la fois physiques et émotionnelles dans le domaine de la sexualité.

La diversité de la libido est aussi fascinante que la diversité des individus eux-mêmes. Elle varie d'une personne à l'autre, influencée par une multitude de facteurs tels que l'âge, les fluctuations hormonales, les expériences passées, les dynamiques relationnelles actuelles et même les contextes culturels. Cette variabilité fait de la libido une réalité complexe, où chaque individu peut ressentir et exprimer son désir d'une manière qui lui est propre.

De plus, la libido évolue au fil du temps, reflétant les différentes étapes de la vie d'une personne. Elle peut être intensément vive à certains moments et plus discrète à d'autres, mais elle reste toujours présente, une force sous-jacente qui influence nos relations et notre identité sexuelle.

En résumé, la libido n'est pas seulement un aspect banal de la sexualité humaine ; c'est un élément fondamental de notre être, une force dynamique qui guide nos interactions intimes et nourrit notre expression de soi.

L’impact du SOPK sur la vie sexuelle d’une femme 

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) peut impacter la vie intime d'une femme de plusieurs façons. Voici quelques aspect susceptibles d'être affectés :

  1. Impacts Physiques du SOPK : Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) peut se traduire par divers signes physiques tels que l'acné, l'hirsutisme (croissance excessive des poils), la prise de poids, et des modifications de l'apparence corporelle comme la répartition des graisses. Ces manifestations peuvent avoir un impact significatif sur la confiance en soi et l'estime de soi chez les femmes, pouvant entraîner embarras et gêne, particulièrement avec l'acné et l'hirsutisme, et altérant ainsi l'image corporelle et la perception de soi, ce qui peut impacter les relations intimes.
  2. Perturbations Hormonales : Le SOPK se caractérise par des déséquilibres hormonaux, incluant une augmentation des androgènes (hormones masculines) et une diminution des œstrogènes (hormones féminines), pouvant affecter la libido et l'excitation sexuelle chez les femmes. Ces fluctuations hormonales peuvent conduire à une baisse de la libido, une sécheresse vaginale, et une diminution de la sensibilité sexuelle, ce qui peut impacter négativement les relations de couple, surtout si le partenaire ne comprend pas pleinement les implications du SOPK sur la vie sexuelle.
  3. Défis de Fertilité : Les ovulations irrégulières ou absentes, caractéristiques du SOPK, rendent souvent la conception difficile pour les femmes concernées, engendrant un stress émotionnel important et des inquiétudes quant à la fertilité et à la possibilité de concevoir une famille. Les échecs répétés peuvent créer des tensions dans la relation, ainsi que des sentiments de frustration et de désespoir. De plus, les traitements de fertilité requis peuvent également impacter la vie sexuelle, de par leur nature invasive et leurs effets secondaires potentiels.
  4. Impacts Psychologiques : Le SOPK peut avoir des répercussions significatives sur la santé mentale, augmentant le risque de troubles tels que l'anxiété, la dépression, et le stress. Les symptômes physiques du SOPK, combinés aux défis de fertilité, peuvent contribuer à une mauvaise estime de soi et des préoccupations concernant l'image corporelle, érigeant des obstacles émotionnels et psychologiques à l'intimité et aux relations sexuelles. Ces difficultés peuvent entraîner une tension pendant les rapports sexuels et une diminution de la satisfaction globale de la vie sexuelle.

Est-ce que la libido, est pareil chez les hommes et les femmes ?

La libido chez la femme et chez l'homme est influencée par des facteurs hormonaux distincts, entraînant des manifestations différentes du désir sexuel.

La libido féminine est étroitement liée aux sécrétions hormonales, principalement issues des ovaires. L'excitation sexuelle est stimulée par des hormones appelées androgènes, généralement associées aux hommes mais présentes en quantités minimes chez les femmes. De plus, d'autres hormones sont responsables de la lubrification des muqueuses, contribuant ainsi de manière significative au fonctionnement optimal de la libido chez la femme.

Chez les hommes, le désir sexuel est également influencé par des sécrétions hormonales, principalement la testostérone, présente en quantités plus importantes que chez les femmes. 

Baisse de désir et manque de libido, quelle est la différence ? 

La différence entre la baisse de libido et la simple diminution du désir sexuel réside dans le fait que cette dernière peut être liée à des facteurs spécifiques tels que la douleur, des traumatismes, un manque de plaisir ou de créativité, le surmenage, un sentiment d'obligation, une méconnaissance de soi ou un manque de temps et d'espace pour entretenir le désir. Il est également possible que la baisse de libido se produise sans nécessairement entraîner une diminution du désir sexuel, et vice versa.

Comme le souligne la sexologue, il est important de pouvoir distinguer et corréler ces deux termes pour travailler de manière plus ciblée. Par exemple, une baisse de libido, communément associée à la "frigidité", peut se manifester sans qu'il y ait nécessairement une diminution de l'envie de faire l'amour. Cette nuance permet d'adapter les approches thérapeutiques. 


Comment reconnaître les signes d'une baisse de libido ?

Un manque de libido peut se manifester de différentes manières. Certaines personnes ressentent un désintérêt total pour le sexe, y compris en solitaire (masturbation), avec une absence totale de pensées ou fantasmes érotiques. Dans d'autres cas, ce désintérêt se manifeste spécifiquement envers le partenaire, avec un maintien du désir sexuel centré sur soi-même ou dirigé vers d'autres partenaires.

Il peut arriver que le désir sexuel ne soit pas spontané mais qu'il se manifeste facilement en réponse aux avances du partenaire (désir sexuel réactionnel préservé). Dans ce cas, il ne s'agit pas véritablement d'un manque de libido.

La personne qui éprouve un manque de désir sexuel peut souvent le supporter assez bien. Cependant, cela peut poser problème dans certaines situations :

  • Lorsque le partenaire en souffre.
  • Lorsqu'on souhaite ressentir du désir mais qu'on n'y parvient pas.
  • Lorsque l'envie de sexe n'est dirigée ni vers le partenaire ni vers une relation intime, mais uniquement vers soi-même (masturbation) ou vers d'autres partenaires.
  • Lorsqu'on se sent anormal(e) en raison de ce manque de libido.

Quelles sont les raisons d'une baisse de libido ?

La diminution de l'intérêt pour le sexe est souvent liée au stress, à la fatigue ou à des problèmes relationnels. Cependant, cela peut également être le symptôme d'un trouble médical sous-jacent, comme des problèmes de thyroïde ou un déséquilibre hormonal.

Voici quelques causes fréquentes de la baisse de libido et ce que vous pouvez faire pour y remédier.

  • Problèmes relationnels 

Les conflits ou la routine peuvent entraîner une perte d'intimité dans votre relation, ce qui peut affecter votre désir sexuel. Une thérapie peut être bénéfique pour résoudre ces problèmes et restaurer la communication avec votre partenaire.

  • Santé mentale

La dépression ou l'anxiété peuvent influencer négativement votre libido. Il est important de ne pas être trop dur avec vous-même et de rechercher un soutien professionnel si nécessaire. à lire aussi:  le pouvoir des adaptogènes

  • Contraception hormonale 

Certains contraceptifs peuvent affecter la libido en perturbant l'équilibre hormonal naturel. La pilule contraceptive peut entraîner une diminution de la libido chez 20 à 40 % des femmes, car elle diminue la quantité de testostérone dans le sang féminin.

  • Ménopause

Pendant la transition vers la ménopause, les niveaux d'œstrogène chez les femmes diminuent, ce qui peut entraîner une sécheresse vaginale et rendre les rapports sexuels douloureux ou inconfortables, ce qui peut conduire à une évitement des relations sexuelles.

Cependant, après la ménopause, bien que les ovaires produisent très peu d'estrogènes, ils continuent à sécréter des quantités relativement importantes d'androgènes tels que la testostérone, ce qui peut parfois entraîner l'apparition de poils disgracieux sur le visage à cet âge.

Néanmoins, le taux d'androgènes diminue par rapport à celui avant la ménopause, ce qui peut contribuer à une diminution du désir sexuel.

  • Grossesse & Post-accouchement 

Les fluctuations hormonales pendant la grossesse, ainsi qu'après l'accouchement et pendant l'allaitement, peuvent influencer le désir sexuel. En plus des hormones, la fatigue, les changements physiques et le stress lié à l'arrivée d'un nouveau bébé peuvent également impacter le désir sexuel. Découvrez Gaïa, notre supplément qui vous accompagne pendant la grossesse et après. 

Effets secondaires des médicaments & Problèmes de santé

Certains médicaments, comme les antidépresseurs, peuvent diminuer la libido. Parlez à votre médecin si vous pensez que votre traitement affecte votre désir sexuel. Des problèmes de santé tels que la dépression, les troubles de la thyroïde ou les maladies cardiaques peuvent également influencer la libido. 

  • Abus de substances 

L'abus d'alcool ou de drogues peut affecter négativement la libido. Recherchez de l'aide si vous pensez avoir un problème de dépendance.

  • Faible taux de testostérone 

La testostérone, chez les hommes, est produite dans les testicules et joue un rôle crucial dans le maintien de la densité osseuse, de la répartition des graisses, de la masse musculaire, de la production de globules rouges, de la production de spermatozoïdes et du désir sexuel. Avec l'avancée en âge, la testostérone diminue progressivement, généralement d'environ 1 % par an après l'âge de 30 ans. Parfois, cette diminution peut être significative, entraînant ce que l'on appelle un Déficit Androgénique lié à l'âge (DALA). Une diminution de la testostérone peut également être causée par une maladie, comme l'hypogonadisme.

  • Prolactine 

Un niveau élevé de prolactine, une hormone impliquée notamment dans le déclenchement et le maintien de la lactation, peut inhiber le désir sexuel tant chez l'homme que chez la femme.

  • Les distorsions cognitives

Parmi les distorsions cognitives susceptibles de perturber le bon déroulement des rapports sexuels, on trouve :

  1. Les anticipations négatives, telles que "je ne vais pas réussir à atteindre l'orgasme", "je vais perdre mon érection", ou "je vais m'ennuyer".
  2. Les attentes irréalistes, comme "un rapport sexuel réussi exige un orgasme simultané", "mon partenaire ne doit pas avoir de problème d'érection s'il est excité par moi", ou "je dois toujours rester digne en toutes circonstances".
  3. L'anxiété de performance, avec des pensées telles que "je dois maintenir une érection ferme et durable pour que mon partenaire prenne du plaisir", "l'opinion de mon partenaire à mon égard dépend de ma performance sexuelle", "je dois contrôler mon éjaculation", ou "si je suis excitée, je ne devrais jamais avoir de problème de lubrification".
  4. Les croyances erronées, comme "un homme est jugé en fonction de son érection", "la pénétration est indispensable pour que l'acte sexuel soit réussi", "un homme a des besoins sexuels naturellement plus forts qu'une femme", ou "une femme a besoin de romantisme pour ressentir du plaisir sexuel".

Enfin, un déroulement satisfaisant du cycle du désir sexuel suppose une satisfaction tirée du rapport sexuel, idéalement sous forme de plaisir sexuel proprement dit (avec ou sans orgasme), de satisfaction émotionnelle (intimité avec le partenaire), et de perception de la satisfaction du partenaire (le plaisir sexuel peut perdre de son intérêt s'il n'est pas partagé).

Comment stimuler à nouveau sa libido et quels sont les traitements disponibles ?

 

Les principes du traitement visent à :

  • Rassurer le couple sur le fait qu'il existe des solutions, même s'ils se sentent dans une impasse et sont sceptiques quant à suivre une thérapie.
  • Maintenir une vision bilatérale de la situation. Il ne s'agit pas seulement d'une difficulté individuelle, mais d'un problème de fonctionnement sexuel du couple dans son ensemble.
  • Favoriser la prise de conscience de la responsabilité de chacun dans son désir et son excitation.
  • Corriger les distorsions cognitives, c'est-à-dire interpréter les situations de manière plus adaptée.
  • Réduire et gérer l'anxiété.
  • Tenir compte des aspects émotionnels et affectifs impliqués dans l'acte sexuel.
  • Améliorer les techniques de communication au sein du couple, notamment la gestion efficace des conflits.
  • Aborder et atténuer les peurs inconscientes, telles que la peur de l'intimité, la peur de perdre le contrôle ou la peur de diluer son identité.
  • Traiter les autres troubles sexuels présents dans le couple.
  • Prévenir les rechutes.

Il est fréquent que l'un des partenaires soit identifié comme ayant un manque de libido, mais la coopération des deux partenaires est nécessaire pour le traitement, car la cause la plus évidente n'est pas toujours la seule responsable, ni même la principale.

Lorsque le partenaire sans problème de libido refuse de participer au traitement, les résultats peuvent être incertains. De même, si le partenaire avec un manque de libido n'est pas réellement motivé pour changer la situation, les résultats peuvent être limités, surtout s'il tire des bénéfices indirects ou inconscients de la situation.

La présence de troubles relationnels importants entre les partenaires ou la poursuite d'une relation extraconjugale peuvent rendre la coopération thérapeutique impossible tant que ces problèmes n'ont pas été résolus, ou si l'un des partenaires n'est pas disposé à faire des efforts pour le couple.

Il est souvent préférable de traiter tout trouble psychopathologique présent chez l'un des partenaires avant d'aborder une thérapie de couple.

L’alimentation & suppléments 

NOTRE TOUT NOUVEAU COMPLÉMENT, APHRODITE spécialement conçu pour la libido

Bien que la croyance populaire accorde souvent à des aliments comme le chocolat et les fraises des vertus aphrodisiaques, il existe peu de preuves scientifiques solides pour étayer cette idée. Cependant, si vous aspirez à revigorer votre vie sexuelle, il est intéressant d'explorer des options alimentaires reconnues pour leur capacité à stimuler la libido de manière naturelle et durable.

  • Ginseng : Cette plante, célèbre dans la médecine traditionnelle chinoise pour ses multiples bienfaits sur la santé, s'est également taillé une réputation en tant qu'aphrodisiaque. Les études, bien que limitées, suggèrent que le ginseng pourrait augmenter les niveaux de testostérone, une hormone clé pour stimuler le désir sexuel. De plus, des recherches sur des femmes ménopausées ont montré des améliorations de l'excitation sexuelle après la prise de ginseng.
  • Extrait de Ginkgo Biloba : Loué pour ses propriétés favorisant la circulation sanguine, le ginkgo biloba est considéré comme un allié précieux pour éveiller le désir sexuel. Une étude a même révélé qu'il augmentait significativement le désir et la satisfaction sexuels lorsqu'il était associé à une thérapie spécifique.
  • Maca : Originaire des hauts plateaux des Andes, la maca est une plante adaptogène réputée pour ses effets bénéfiques sur la libido et l'humeur. Des recherches préliminaires suggèrent qu'elle pourrait augmenter les niveaux de testostérone chez les hommes et améliorer ainsi la fonction sexuelle. 
  • Ail : Bien que son association avec la libido puisse sembler improbable, l'ail est riche en allicine, un composé qui favorise la circulation sanguine, élément crucial pour une santé sexuelle optimale. En outre, les bienfaits cardiovasculaires de l'ail peuvent également contribuer à améliorer la performance sexuelle.
  • Yohimbine : Originaire d'Afrique de l'Ouest, la yohimbine est parfois appelée "Viagra naturel" en raison de ses effets présumés sur la fonction érectile. Cependant, son goût amer et son statut réglementaire incertain soulignent la nécessité de consulter un professionnel de la santé avant son utilisation.
  • Huîtres Crues : Bien que leur réputation d'aphrodisiaque puisse parfois sembler exagérée, les huîtres sont une source riche en zinc, un minéral essentiel à la production d'hormones sexuelles comme la testostérone. Des niveaux adéquats de zinc peuvent être liés à une libido accrue et à une santé sexuelle optimale.
  • Fenugrec : Ce supplément populaire est vanté pour ses multiples bienfaits, notamment sa capacité à augmenter la testostérone et à stimuler l'appétit sexuel, l'énergie et l'humeur. Bien que ses effets sur la libido féminine ne soient pas aussi bien documentés, le fenugrec reste une option prometteuse pour améliorer la santé sexuelle.

En intégrant judicieusement ces aliments à votre alimentation quotidienne, vous pourriez bien constater une augmentation significative de votre libido ainsi qu'une amélioration générale de votre vie sexuelle.

En conclusion, le concept de libido, développé par des figures éminentes telles que Sigmund Freud et Carl Jung, englobe bien plus que le simple désir sexuel, s'étendant à nos pulsions et aspirations vitales dans divers aspects de la vie. Bien que la libido varie selon les individus et soit influencée par des facteurs tels que l'âge, l'état psychologique et la santé, sa compréhension reste essentielle pour entretenir des relations satisfaisantes et épanouissantes.

Chez les femmes, la libido est influencée par des fluctuations hormonales, tandis que chez les hommes, la testostérone joue un rôle crucial. Les raisons d'une baisse de libido sont multiples, allant du stress et des problèmes relationnels aux troubles médicaux sous-jacents et à l'abus de substances.

Pour stimuler à nouveau la libido, des approches diverses sont envisageables, allant de la thérapie à l'intégration d'aliments et de suppléments réputés pour leurs effets aphrodisiaques. Il est crucial de reconnaître que la libido et le désir sexuel peuvent être influencés par une multitude de facteurs et qu'une approche holistique peut être nécessaire pour rétablir un équilibre satisfaisant dans la vie sexuelle d'un individu.

Enfin, une communication ouverte avec son partenaire et éventuellement l'aide d'un professionnel de la santé peuvent être des étapes importantes dans la gestion et le traitement d'une baisse de libido, permettant ainsi de restaurer une intimité et une satisfaction sexuelle durable.

https://www.santemagazine.fr/psycho-sexo/desir-et-plaisir/libido

https://www.livi.fr/en-bonne-sante/perte-libido/

https://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/sexualite/manque-libido/quelles-sont-causes#comment-savoir-si-j-ai-un-manque-de-libido

https://playsure.fr/blogs/infos/une-vie-intime-epanouissante-avec-le-sopk

 

×