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Infection urinaire ou mycose vaginale

infection urinaire et mycose vaginale

Points essentiels à retenir

  • L'infection urinaire touche l'appareil urinaire (vessie, urètre) et provoque des brûlures à la miction, tandis que la mycose vaginale concerne la vulve et le vagin, avec des symptômes typiques comme démangeaisons et pertes blanches : ce ne sont pas les mêmes organes ni les mêmes micro-organismes en cause.

  • Côté infection urinaire : sensation de brûlure à la miction, envies fréquentes d'uriner, urine trouble ou malodorante. Côté mycose : démangeaisons intenses, pertes blanches épaisses, brûlures permanentes.

  • Chez la femme, une infection urinaire et une mycose peuvent parfois coexister, notamment après un traitement antibiotique ou pendant la grossesse.

  • Consultez en urgence en cas de fièvre, douleurs lombaires, sang dans les urines (hématurie), douleurs intenses ou épisodes à répétition.

Infection urinaire ou mycose vaginale : comment faire la différence ?

Vous vous demandez si vous souffrez d'une infection urinaire ou mycose ? Les infections urinaires et les mycoses vaginales comptent parmi les troubles féminins les plus courants en France. Entre brûlures, gêne intime et pertes inhabituelles, la confusion entre ces deux pathologies est fréquente - et parfois coûteuse en temps et en traitement mal adapté. Cet article s'adresse principalement aux femmes, mais certains conseils peuvent concerner tous les adultes, hommes ou femmes, confrontés à ces problématiques.

L'objectif de cet article : vous aider à reconnaître les symptômes d'une infection urinaire et d'une mycose vaginale, comprendre leurs causes, et savoir à quel moment la consultation chez un médecin devient indispensable.

Une femme se tient dans une cuisine lumineuse, en train de boire un verre d'eau, symbolisant l'importance de l'hydratation pour prévenir les infections urinaires et maintenir un équilibre sain du système urinaire. Le cadre lumineux et accueillant de la cuisine reflète une atmosphère de bien-être et de santé.

Infection urinaire : définition, causes et facteurs de risque

L'infection urinaire désigne la prolifération de bactéries dans le système urinaire. Elle peut toucher différentes parties de l'appareil urinaire :

  • Cystite : infection de la vessie, la forme la plus fréquente

  • Urétrite : infection de l'urètre

  • Pyélonéphrite : infection des reins, un signe de gravité nécessitant une prise en charge urgente

Les reins filtrent le sang, l'urine descend par les uretères jusqu'à la vessie, puis est évacuée par l'urètre. Chez la femme, cet urètre ne mesure que 3 à 4 cm - une particularité anatomique qui facilite la contamination par les bactéries digestives.

En chiffres : une femme sur deux connaîtra un épisode de cystite au cours de sa vie, et 90 % des infections urinaires sont causées par Escherichia coli, une bactérie issue du tube digestif.

Facteurs de risque d'infection urinaire chez la femme

  • Rapports sexuels fréquents (cystites post-coïtales)

  • Usage de spermicides

  • Constipation chronique

  • Grossesse (modifications hormonales et compression des voies urinaires)

  • Ménopause (baisse des œstrogènes, sécheresse)

  • Diabète

  • Faible hydratation

  • Port prolongé de protections hygiéniques

  • Traitements antibiotiques répétés (déséquilibre du microbiote urogénital)

Les traitements antibiotiques répétés jouent aussi un rôle clé : en perturbant le microbiote urogénital, ils favorisent à la fois les infections urinaires récidivantes et les mycoses vaginales, créant un cercle vicieux de déséquilibre de la flore. C'est pourquoi la prise de probiotique spécifique peuvent vous aider a éviter les infections urinaires a répétition. 

Mycose vaginale (candidose) : définition, causes et terrain favorable

La mycose vaginale - ou candidose vulvo-vaginale - est une infection de la vulve et du vagin provoquée par un champignon microscopique. Les mycoses vaginales sont causées par Candida albicans dans la grande majorité des cas, une levure déjà présente à l'état naturel dans la flore vaginale et digestive.

Le mécanisme fondamental n'est pas une contamination extérieure, mais un déséquilibre de la flore vaginale : lorsque les lactobacilles protecteurs diminuent, le candida prolifère.

Environ 10 à 20 % des femmes en âge sexuel souffrent de mycoses vaginales, et jusqu'à 75 % des femmes en feront au moins un épisode dans leur vie.

Facteurs de risque de mycose vaginale

  • Prise d'antibiotiques (destruction de la flore protectrice)

  • Toilette intime agressive, douches vaginales

  • Vêtements serrés et sous-vêtements synthétiques, humidité prolongée

  • Diabète mal équilibré

  • Stress

  • Changements hormonaux durant la grossesse (surtout au 2ᵉ et 3ᵉ trimestre)

  • Traitements hormonaux (pilule, THS), dispositifs intra-utérins, cycle menstruel perturbé

La mycose vaginale n'est généralement pas classée comme une IST. Cependant, les rapports sexuels peuvent déclencher des récidives ou irriter la muqueuse, ce qui entretient la confusion avec d'autres pathologies.

Après avoir compris les causes, voyons comment reconnaître les symptômes spécifiques de chaque pathologie.

Symptômes d'une infection urinaire : comment les reconnaître ?

Les signes typiques d'une cystite chez la femme sont assez caractéristiques lorsqu'on les connaît :

  • Brûlures vives à la miction (dysurie)

  • Besoin d'uriner très fréquent, y compris la nuit (pollakiurie)

  • Sensation de pesanteur ou douleurs au bas-ventre - les infections urinaires peuvent entraîner des douleurs abdominales

  • Impression de n'émettre que quelques « gouttes » d'urine

  • Urine trouble, odorante, parfois teintée de sang

Les rapports sexuels peuvent déclencher des infections urinaires, et la gêne urinaire persiste souvent après le rapport.

La cystite simple donne rarement de la fièvre. En revanche, la présence de fièvre supérieure à 38 °C, de frissons, de douleurs lombaires ou de sang visible dans les urines oriente vers une pyélonéphrite et impose une consultation médicale rapide.

Attention : certains symptômes urinaires comme la sensation de brûlure peuvent aussi se voir en cas de mycose si la vulve est très irritée, d'où la difficulté du diagnostic en automédication.

Quand consulter sans attendre ? Grossesse, symptômes d'une infection urinaire chez l'homme ou l'enfant, patients âgés, douleurs intenses, récidives supérieures à 3 par an.

Symptômes d'une mycose vaginale : pertes blanches, démangeaisons et brûlures

La zone touchée est différente : ici, ce sont la vulve et le vagin qui sont concernés.

  • Pertes caractéristiques : les pertes vaginales ressemblent à du lait caillé - épaisses, compactes, grumeleuses, blanches, généralement sans odeur forte

  • Démangeaisons : intenses au niveau des lèvres et de la vulve, parfois étendues jusqu'à la région anale

  • Brûlures : une sensation de brûlure permanente, aggravée au contact du sous-vêtement, en marchant, sous la douche. Une sensation de brûlure peut survenir pendant les rapports sexuels (dyspareunie)

  • Irritations et rougeurs : les symptômes peuvent inclure des rougeurs et des petits boutons sur la vulve

Des pertes malodorantes, verdâtres ou grisâtres, avec odeur de poisson, orientent plutôt vers une vaginose bactérienne - un diagnostic tout autre qui nécessite un traitement différent.

Chez la femme enceinte, les symptômes d'une mycose sont identiques mais l'automédication est à proscrire : seul un médecin peut prescrire un traitement adapté sans risque pour le fœtus.

Infection urinaire ou mycose : tableau comparatif des principaux signes

Pour faire la part entre ces deux affections au quotidien, voici un zoom sur les principales différences :

Critère

Infection urinaire (cystite)

Mycose vaginale (candidose)

Zone touchée

Vessie, urètre (voies urinaires)

Vulve, vagin

Brûlures

Surtout à la miction

Permanentes, aggravées au contact

Pertes

Rares, urine trouble

Pertes blanches épaisses, inodores

Démangeaisons

Absentes ou légères

Intenses, caractéristiques

Troubles urinaires

Envies fréquentes, urine odorante

Peu ou pas de troubles urinaires

Signes de gravité

Fièvre, douleurs lombaires, hématurie

Rares (surinfection, extension)

Seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic fiable, souvent à l'aide d'une bandelette urinaire, d'un ECBU ou d'un examen gynécologique adapté.

Traitements : que faire en cas d'infection urinaire ou de mycose vaginale ?

Infection urinaire. Le traitement de première intention pour la cystite est un antibiotique : la fosfomycine-trométamol en dose unique reste la référence selon les recommandations de la HAS (mise à jour 2024). Les antibiotiques couramment prescrits incluent aussi la nitrofurantoïne et, dans certains cas, la ciprofloxacine. Cette antibiothérapie doit être suivie jusqu'au bout, même si les symptômes disparaissent. Les symptômes d'une infection urinaire peuvent persister 2 à 3 jours après le traitement avant de s'estomper complètement. Mesures associées : boire beaucoup d'eau, uriner régulièrement, limiter les irritants.

Mycose vaginale. Les antifongiques sont utilisés pour traiter les mycoses vaginales. En première intention : des ovules vaginaux antifongiques - un ovule classique se met tous les soirs pendant 3 jours, de préférence insérés au coucher pour une meilleure efficacité. Les crèmes antifongiques s'appliquent 1 à 2 fois par jour sur la vulve en complément. En cas d'échec, un traitement oral par fluconazole (150 mg, dose unique) peut être prescrit.

Pour les mycoses récidivantes (≥ 4 épisodes par an), le médecin peut proposer un schéma prolongé et rechercher les facteurs favorisants : diabète, prise d'antibiotiques, contraception, activité physique en milieu humide. La canneberge peut prévenir les infections urinaires en réduisant l'adhésion d'E. coli à la paroi vésicale. Côté mycose, les traitements naturels incluent l'huile de coco et le yaourt probiotique comme compléments, sans remplacer un avis médical. C'est pourquoi de nombreuses femmes atteintes de SMOP (SOPK) souffrent de mycoses vaginales a répétition : la résistance à l'insuline. c'est dans ce cas précis que la prise de notre probiotique Rhéa est intéressante. 

Utiliser à tort un antibiotique pour une mycose ou un antifongique pour une infection urinaire aggrave le déséquilibre et multiplie le risque de récidive.

Prévenir infections urinaires et mycoses vaginales au quotidien

 

conçu pour accompagner le confort intime féminin , contribue au confort intime féminin, participe au bien-être digestif

Hygiène intime

  • Toilette douce une fois par jour, sans douche vaginale ni produit parfumé

  • Bien sécher la zone après la toilette ou la baignade

  • Éviter les gants de toilette réutilisés

Habitudes aux  toilettes et vie sexuelle

  • S'essuyer de l'avant vers l'arrière après la miction

  • Uriner après les rapports sexuels

  • Changer régulièrement de protections hygiéniques

Vêtements

  • Privilégier les sous-vêtements en coton

  • Éviter les pantalons très serrés

  • Ne pas garder un maillot de bain mouillé trop longtemps

Alimentation et mode de vie

  • Boire environ 1,5 L d'eau par jour (sauf contre-indication)

  • Limiter les sucres rapides, qui favorisent la prolifération de candida

  • Adopter une alimentation riche en fibres pour limiter la constipation

Microbiote et probiotiques

  • Après une antibiothérapie ou en cas de mycoses et infections urinaires à répétition, des probiotiques (ferments lactiques) peuvent être envisagés sur avis médical pour restaurer la flore vaginale et urinaire - bien que leur niveau de preuve reste modéré selon les recommandations d'Urofrance.

En périodes sensibles (grossesse, ménopause, stress intense, cycle menstruel irrégulier), n'hésitez pas à anticiper avec votre médecin ou gynécologue, y compris un spécialiste comme jean marc bohbot, pour mettre en place une stratégie de prévention adaptée.

FAQ : questions fréquentes sur l'infection urinaire et la mycose vaginale

Une infection urinaire peut-elle provoquer une mycose vaginale (ou l'inverse) ?

Ce ne sont pas les mêmes germes : les bactéries (escherichia coli) pour l'infection urinaire, le champignon (candida albicans) pour la mycose. Mais les antibiotiques prescrits pour traiter l'infection urinaire déséquilibrent la flore vaginale et favorisent l'apparition d'une mycose. La douleur peut donner l'impression que tout se situe au même endroit, alors qu'il s'agit de deux zones distinctes (système urinaire vs appareil génital). Signalez tout antécédent de mycoses à votre médecin avant une antibiothérapie pour adapter la prise en charge.

Comment savoir si mes pertes blanches sont normales ou dues à une mycose ?

Des pertes blanches transparentes à légèrement laiteuses, sans odeur forte, sans démangeaisons ni brûlures, sont souvent physiologiques et varient au fil du cycle menstruel. En revanche, des pertes épaisses, grumeleuses, blanches, associées à des démangeaisons et des rougeurs, sont les symptômes d'une mycose. Des pertes verdâtres, grisâtres ou très malodorantes évoquent plutôt une vaginose bactérienne. En cas de doute - surtout si les troubles durent plus de quelques jours - consultez.

Peut-on avoir en même temps une mycose vaginale et une infection urinaire ?

Oui, c'est un cas plus fréquent qu'on ne le pense. Cela survient souvent après un traitement antibiotique ou lors de périodes de fragilité du système immunitaire (grossesse, stress, diabète). Une infection urinaire et une mycose peuvent parfois coexister, notamment après un traitement antibiotique. La femme ressent alors à la fois des démangeaisons et pertes blanches d'un côté, des brûlures à la miction et des envies fréquentes d'uriner de l'autre. Une consultation permet de poser les deux diagnostics et d'ajuster les traitements (antibiotique + antifongique) tout en limitant les récidives.

Quand dois-je absolument consulter un médecin ?

Consultez rapidement en cas de fièvre supérieure à 38 °C, frissons, douleurs lombaires, sang dans les urines, douleurs intenses au bas-ventre. La consultation est aussi indispensable chez les femmes enceintes, les patients diabétiques, les enfants et les personnes âgées. Toute première infection ou des épisodes récidivants (plus de 3 par an) justifient un bilan complet avec un large spectre d'examens pour identifier les causes sous-jacentes.

Les mycoses vaginales sont-elles contagieuses pour le partenaire ?

La mycose vaginale n'est généralement pas classée comme une IST et n'est pas « contagieuse » au sens classique. Le partenaire peut parfois présenter une irritation ou une mycose du gland (balanite) : dans ce cas, une consultation médicale lui permettra d'obtenir un traitement simple. En période de mycose aiguë, l'utilisation d'un préservatif ou la limitation des rapports est recommandée pour ne pas aggraver les irritations ni la part d'inconfort au quotidien.

Références scientifiques
author
Imane Harmonie
Experte en micronutrition
author https://imaneharmonie.com/pages/imane-harmonie

Experte en micronutrition spécialisée dans le SOPK, la résistance à l'insuline et les troubles de la fertilité, j'accompagne les femmes dans la régulation hormonale, l'équilibre métabolique et l'optimisation des cycles menstruels grâce à une approche personnalisée en micronutrition fonctionnelle.