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Myo-inositol pour tomber enceinte : ce que disent les études sur l'ovulation, la FIV et la grossesse

Myo-inositol pour tomber enceinte : ce que disent les études sur l'ovulation, la FIV et la grossesse

L'essentiel en 30 secondes

  • Le myo-inositol est la forme d'inositol la plus étudiée en cas de SOPK (SMOP) (2), un syndrome qui concerne 10 à 13 % des femmes selon les recommandations internationales 2023 (1).
  • Dans une méta-analyse de 10 essais randomisés, l'inositol a été associé à un taux d'ovulation 2,3 fois plus élevé et à des cycles 6,8 fois plus fréquents que le placebo chez les femmes avec un SOPK (3).
  • En FIV, une méta-analyse de 2025 (11 études, 981 femmes) associe le myo-inositol à davantage d'ovocytes matures (OR 1,55) et à un meilleur taux de fécondation (OR 1,62) (5), et une méta-analyse de 2024 à une durée de stimulation plus courte chez les femmes avec un SOPK (13).
  • Les recommandations internationales SOPK 2023 considèrent l'inositol comme une thérapie expérimentale en cas d'infertilité : les recherches sont encourageantes, mais les bénéfices et les risques restent trop incertains pour le recommander comme traitement de fertilité (1).
  • Les études utilisent le plus souvent 1 à 4 g de myo-inositol par jour, souvent avec de l'acide folique, pendant 6 semaines à 6 mois (2), alors que l'alimentation en apporte environ 720 mg par jour (15) ; au test positif, la suite se décide avec votre médecin ou votre sage-femme.

Myo-inositol pour tomber enceinte : ce que disent les études sur l'ovulation, la FIV et la grossesse

Vous essayez d'avoir un bébé, vos cycles sont imprévisibles ou vous préparez une FIV, et partout on vous parle du myo-inositol. En consultation, c'est l'une des premières questions que l'on me pose : « est-ce que ça peut m'aider à tomber enceinte ? ». Je vous réponds avec les études, sans promesse magique mais avec beaucoup d'espoir.

Cet article est centré sur le projet bébé. Pour le rôle général de l'inositol dans le syndrome, lisez mon guide inositol et SOPK ; pour une vue d'ensemble du parcours de conception (bilan, ovulation, traitements), voyez mon article tomber enceinte avec le SOPK.

Le myo-inositol aide-t-il vraiment à tomber enceinte ?

Le myo-inositol est associé dans les études à une ovulation plus fréquente chez les femmes avec un SOPK et à de meilleurs paramètres ovocytaires en FIV, mais son effet direct sur le taux de grossesse n'est pas encore prouvé. C'est une nuance importante, et elle n'enlève rien à son intérêt : pour concevoir naturellement, il faut d'abord ovuler, et c'est précisément sur ce point que les résultats sont les plus encourageants (3).

Les recommandations internationales 2023 sur le SOPK, élaborées avec l'ESHRE (la Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie), l'ASRM et l'Endocrine Society, abordent l'inositol à deux endroits (1). Dans la prise en charge générale, elles indiquent que l'inositol, sous toutes ses formes, peut être envisagé chez les femmes avec un SOPK selon leurs préférences et leurs valeurs, avec peu d'effets indésirables, un potentiel d'amélioration des marqueurs métaboliques, mais des bénéfices cliniques encore limités sur l'ovulation, l'hirsutisme ou le poids (recommandation 4.7.1). En cas d'infertilité, elles considèrent l'inositol, seul ou associé à d'autres traitements, comme une thérapie expérimentale : les recherches sont encourageantes, mais les bénéfices et les risques restent trop incertains pour le recommander comme traitement de fertilité (recommandation 5.8.1). Autrement dit : une option étudiée, peu risquée, qui s'ajoute à votre suivi médical et ne le remplace pas.

Comment le myo-inositol agit-il sur l'ovaire et l'ovulation ?

Le myo-inositol est un messager à l'intérieur des cellules : il relaie le signal de l'insuline et participe au bon fonctionnement de l'ovaire (2)(11). Il fait partie de la famille des inositols, dont il est la forme la plus étudiée en préconception (2).

Inositol et réponse ovarienne

Dans le liquide qui entoure l'ovocyte (le liquide folliculaire), des concentrations élevées de myo-inositol sont associées à des ovocytes matures et de bonne qualité (11). D'où l'intérêt des chercheurs pour la phase folliculaire, quand grandit le follicule qui libérera l'ovule.

Le lien avec l'insuline et les androgènes

Quand les cellules répondent moins bien à l'insuline, le pancréas en produit davantage. Or l'insuline agit en synergie avec la LH pour augmenter la production d'androgènes par l'ovaire (11), ce qui perturbe la maturation des follicules et l'ovulation. C'est l'un des mécanismes centraux du SOPK, et la raison pour laquelle l'hygiène de vie et la glycémie comptent autant dans un projet bébé.

Pourquoi le myo-inositol plutôt que le D-chiro-inositol en projet bébé ?

Le corps transforme une partie du myo-inositol en D-chiro-inositol grâce à une enzyme qui dépend de l'insuline (11). Dans l'ovaire, c'est le myo-inositol qui semble jouer le rôle principal : une étude a même observé qu'augmenter progressivement la dose de D-chiro-inositol dégradait la qualité ovocytaire et la réponse ovarienne (11). C'est pourquoi, en préconception, on privilégie des apports riches en myo-inositol.

Ovulation et SOPK (SMOP) : que montrent les études ?

Chez les femmes avec un SOPK, l'inositol est associé à une ovulation plus fréquente et à des cycles plus réguliers, mais les données sur la grossesse et la naissance restent insuffisantes. Voici les synthèses de référence, des plus favorables aux plus prudentes.

Synthèse Population Résultat principal Ce qu'il faut retenir
Pundir et al., BJOG, 2017 (3) 10 essais randomisés, 362 femmes sous inositol (SOPK) Ovulation : RR 2,3 (IC 95 % 1,1 à 4,7) ; fréquence des cycles : RR 6,8 (2,8 à 16,6) vs placebo Bénéfice net sur l'ovulation et les cycles ; pas de données sur les naissances
Fitz et al., JCEM, 2024, base des recommandations 2023 (2) 30 essais, 2 230 femmes (SOPK) Bénéfices sur certains marqueurs métaboliques ; probablement pas de différence avec la metformine sur les issues reproductives ; moins de troubles digestifs que la metformine Preuves « limitées et non concluantes », mais profil de tolérance favorable
Showell et al., Cochrane, 2018 (4) 13 essais, 1 472 femmes infertiles avec SOPK, dont 11 en FIV Grossesse clinique en FIV : OR 1,27 (0,87 à 1,85), non significatif Effet incertain sur la grossesse, preuves de très faible qualité
Zhang et al., Front Endocrinol, 2025 (5) 11 études, 981 femmes en FIV Ovocytes matures : OR 1,55 ; fécondation : OR 1,62 ; grossesse clinique : OR 1,53 (0,93 à 2,53), non significatif Signal favorable sur les ovocytes et la fécondation
Pivazyan et al., Gynecol Obstet Invest, 2025 (6) 8 essais randomisés, 820 femmes en PMA Ovocytes recueillis : +0,41 en moyenne ; grossesse clinique : RR 1,41 (0,88 à 2,25), non significatif Pas de bénéfice démontré sur la qualité ovocytaire et embryonnaire
Motuhifonua et al., Cochrane, 2023 (8) 7 essais, 1 319 femmes enceintes Diabète gestationnel : RR 0,53 (0,31 à 0,90) Piste prometteuse pendant la grossesse, certitude faible

Ce que j'en retiens : sur l'ovulation, le signal est réel. Sur le « bébé dans les bras », la science n'a pas encore tranché, car les essais sont petits et hétérogènes (4).

Pour savoir si et quand vous ovulez pendant une cure, repérez vos jours fertiles avec notre calculateur d'ovulation, complété par la courbe de température ou des tests d'ovulation : c'est la façon la plus concrète de suivre le retour de vos cycles.

Myo-inositol et FIV : qualité ovocytaire, fécondation, grossesse

En FIV, le myo-inositol pris avant la stimulation est associé à davantage d'ovocytes matures et à un meilleur taux de fécondation, sans effet démontré à ce jour sur le taux de grossesse (5). Dans la méta-analyse de 2025, l'effet sur les ovocytes matures était plus marqué chez les femmes avec un SOPK (OR 1,97) et le meilleur taux de fécondation se retrouvait aussi chez les femmes à faible réponse ovarienne (OR 2,42) (5).

Dans la revue Cochrane, la plupart des essais comparaient myo-inositol plus acide folique et acide folique seul avant une FIV ou une ICSI (4). Une autre méta-analyse note un peu plus d'ovocytes recueillis, sans bénéfice démontré sur la qualité des embryons (6).

Réponse à la stimulation et hyperstimulation ovarienne

Méta-analyse en réseau de 2024

Le myo-inositol est aussi étudié pour son effet sur la stimulation elle-même : dans une méta-analyse en réseau de 2024 menée chez des femmes avec un SOPK en FIV ou ICSI, il a été associé à une durée de stimulation par gonadotrophines plus courte et à moins d'effets indésirables que les groupes témoins (13). L'hyperstimulation ovarienne (une réponse trop forte des ovaires aux traitements de stimulation, plus fréquente en cas de SOPK) est un enjeu important en PMA : les auteurs concluent que la metformine et le myo-inositol pourraient en réduire le risque, sans amélioration significative des taux de grossesse (13).

Prise de position du groupe EGOI-PCOS (2025)

En 2025, un groupe d'experts spécialisé dans l'inositol (EGOI-PCOS), avec la Société polonaise d'andrologie, a publié une prise de position : selon eux, le myo-inositol réduit au minimum la quantité et la durée de gonadotrophines nécessaires, chez les femmes avec ou sans SOPK, et peut être envisagé en préparation de la stimulation, à raison de 4 g par jour avec 400 µg d'acide folique, à commencer trois mois avant (12). C'est un avis d'experts du domaine, plus enthousiaste que les recommandations internationales, et une base intéressante pour en parler avec votre centre.

Recommandations ESHRE 2023 sur les « add-ons »

De son côté, l'ESHRE rappelle dans ses recommandations 2023 sur les « add-ons » (traitements ajoutés en PMA) que les compléments antioxydants ne sont pas recommandés en routine, faute de preuve sur le taux de naissance (7). Mon conseil : en parcours de FIV, parlez de votre complémentation à votre centre, qui l'intégrera à votre protocole.

Myo-inositol et endométriose : que sait-on ?

À ce jour, les données sur l'inositol et l'endométriose viennent surtout d'études animales, et elles portent sur le D-chiro-inositol plutôt que sur le myo-inositol. En 2025, une équipe italienne a montré chez la souris que le D-chiro-inositol réduisait le développement des lésions d'endométriose, avec une efficacité comparée à celle d'un progestatif, le diénogest (14). C'est une piste de recherche intéressante, pas encore une preuve chez la femme : nous n'avons pas trouvé d'essai clinique publié sur le myo-inositol chez des femmes atteintes d'endométriose.

En pratique, si vous avez une endométriose et un projet bébé, votre gynécologue ou votre centre de PMA reste votre interlocuteur principal. Le myo-inositol peut se discuter dans le cadre d'une préparation à la FIV, où il a été étudié chez des femmes avec ou sans SOPK (5)(12), en gardant en tête que l'endométriose n'était pas la cible de ces études.

Quel protocole a été utilisé dans les études en préconception ?

Les essais ont utilisé de 1 à 4 g de myo-inositol par jour, souvent associés à 200 à 400 µg d'acide folique, pendant 6 semaines à 6 mois selon les études (2).

Situation Ce qu'ont fait les études Mon repère en pratique
Cycles irréguliers, SOPK, conception naturelle 1 à 4 g/jour, 6 semaines à 6 mois (2)(3) Prise quotidienne et régulière, au moins 3 mois avant d'évaluer
Préparation à une FIV ou une ICSI Myo-inositol + acide folique avant la stimulation (4)(5) ; 4 g/jour pendant 3 mois selon le groupe d'experts EGOI (12) Commencer dès que possible, en accord avec votre centre
Test de grossesse positif Essais pendant la grossesse seulement sous suivi médical (8) Décision avec votre médecin ou votre sage-femme

Peut-on se contenter de l'alimentation ? Une alimentation de 2 000 kcal apporte en moyenne environ 720 mg de myo-inositol par jour, de 250 à 1 650 mg selon les aliments choisis (agrumes, légumineuses, céréales complètes, oléagineux) (15) : c'est une bonne base, mais on reste loin des 2 à 4 g utilisés dans la plupart des études, d'où l'intérêt d'un complément bien dosé.

La régularité compte plus que l'heure de prise. Tous les détails pratiques (moment de la journée, prise avec ou sans repas, durée) sont dans mon article quand prendre l'inositol. Le myo-inositol est en général bien toléré : dans les études de tolérance, seuls 12 g par jour, soit trois fois la dose habituelle, ont provoqué des troubles digestifs légers (10). Pour le détail des précautions, voyez effets secondaires de l'inositol.

Avant et pendant la grossesse : que faire au test positif ?

Avant la conception, le myo-inositol s'intègre à la préparation, aux côtés de la vitamine B9 que votre médecin ou votre sage-femme prescrit, si possible au moins 4 semaines avant la conception et jusqu'à 12 semaines d'aménorrhée (9). Un complément contenant des folates ne remplace pas cette prescription : montrez-le simplement à votre praticien.

Pendant la grossesse, la prise d'inositol ne se décide pas seule. La revue Cochrane 2023 montre que le myo-inositol pourrait réduire le risque de diabète gestationnel (RR 0,53), mais les auteurs jugent la certitude encore faible et les essais ont été menés sous suivi médical (8). Le groupe d'experts EGOI propose même de le poursuivre pendant la grossesse (12), alors que les recommandations internationales rappellent que sa sécurité n'est pas encore établie (1). Au test positif, prévenez donc votre médecin ou votre sage-femme : c'est lui ou elle qui décidera de poursuivre ou non, avec quel produit et quelle dose.

Quand consulter ?

  • Si la grossesse tarde à venir, n'attendez pas pour en parler à votre médecin ou à votre gynécologue, surtout après 35 ans.
  • Si vos cycles sont très espacés, très irréguliers ou absents : un bilan permet de vérifier l'ovulation. Pour l'induction de l'ovulation dans le SOPK, le létrozole est le traitement médical recommandé en première intention (1).
  • Si vous prenez de la metformine ou un traitement du diabète, si vous êtes suivie en PMA ou si vous avez une maladie rénale : parlez de tout complément à votre médecin.
  • Si vous avez des règles très douloureuses ou une endométriose connue : votre projet bébé mérite un suivi gynécologique dédié.
  • Dès le désir de grossesse, pour la consultation préconceptionnelle et la prescription de vitamine B9 (9).

Et le partenaire : faut-il aussi s'en occuper ?

Oui : la fertilité se joue à deux, et un projet bébé se prépare à deux. Le myo-inositol a aussi fait l'objet d'études chez l'homme ; je les détaille dans mon article inositol et fertilité masculine. Mon conseil : que votre partenaire adopte en même temps que vous les mêmes bases (sommeil, alimentation, arrêt du tabac, alcool réduit), pendant au moins 3 mois.

Comment les compléments Imane Harmonie peuvent accompagner votre projet bébé

Comment bien choisir son complément de myo-inositol en projet bébé ?

Les recommandations internationales rappellent que la qualité et les doses des compléments d'inositol peuvent varier d'un produit à l'autre (1). Voici les quatre critères que je regarde sur une étiquette :

  • Une dose de myo-inositol proche de celles des études, soit 2 à 4 g par jour (2)(12), et pas seulement quelques centaines de milligrammes ;
  • Une formule riche en myo-inositol, avec une faible part de D-chiro-inositol, puisque les fortes doses de D-chiro ont été associées, dans les études, à une moins bonne qualité ovocytaire (11) ;
  • Des folates, si possible sous forme active, en complément (et non à la place) de la vitamine B9 prescrite (9) ;
  • Un format pratique pour une prise quotidienne sur plusieurs mois : à 4 g par jour, une poudre évite d'avaler une poignée de gélules.

Luminaissance : la dose de myo-inositol étudiée, et bien plus

J'ai créé Luminaissance pour les femmes qui, comme moi, vivent avec un SOPK et veulent mettre toutes les chances de leur côté avant de concevoir. C'est une formule riche en myo-inositol : 3 964 mg de myo-inositol et 36 mg de D-chiro-inositol par jour, dans la fourchette haute des doses étudiées (1 à 4 g par jour), enrichie des actifs complémentaires que les formules classiques n'ont pas.

Pot de Luminaissance saveur Fruits exotiques, poudre de myo-inositol et D-chiro-inositol, 2 mois de cure

Composition

Dans une cuillère doseuse de 5 g par jour, vous retrouvez :

  • Myo-inositol et D-chiro-inositol (4 000 mg au total), en poudre à diluer dans une boisson fraîche, idéalement le matin ;
  • Zinc bisglycinate (10 mg, 100 % des VNR) : le zinc contribue à une fertilité et une reproduction normales, au métabolisme normal des glucides et à protéger les cellules contre le stress oxydatif ;
  • Folate actif Quatrefolic® (200 µg, 100 % des VNR) : les folates contribuent à la croissance des tissus maternels durant la grossesse et à réduire la fatigue ;
  • Vitamine B6 sous forme 5'-phosphate (1,4 mg, 100 % des VNR) : la vitamine B6 contribue à réguler l'activité hormonale et à réduire la fatigue ;
  • Vitamine B12 Mecobalactive® (2,5 µg) : la vitamine B12 contribue à réduire la fatigue et au fonctionnement normal du système immunitaire ;
  • Vitamine C (250 mg) : la vitamine C contribue à protéger les cellules contre le stress oxydatif ;
  • NAC, glutathion et taurine (190 mg, 100 mg et 450 mg), qui complètent la formule.

Format et prix

Un pot à 39,90 € correspond à 2 mois de cure. Élu Prix Pharma de l'année 2027, Luminaissance compte plus de 750 avis clients. Le format poudre permet d'atteindre la dose étudiée sans avaler une poignée de gélules.

En parcours de PMA : le Pack FIV & PMA

Si vous préparez une FIV, le Pack FIV & PMA réunit les quatre compléments que je propose le plus souvent en préparation : Luminaissance (2 mois de cure), Olympia (40 jours), Magnésia (magnésium bisglycinate et vitamine B6, 2 mois) et Rising D3 (vitamine D3 végétale issue du lichen, 3 mois), pour 125 €. En plus des nutriments de Luminaissance décrits plus haut, le magnésium contribue à réduire la fatigue et à des fonctions psychologiques normales, et la vitamine D contribue au fonctionnement normal du système immunitaire. Un seul panier pour toute la préparation, à présenter à votre centre pour qu'il l'intègre à votre protocole.

Précautions

Luminaissance est conçu pour la période de préconception ; la fiche produit le déconseille en cas de grossesse et d'insuffisance rénale. Au test positif, parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme avant de poursuivre toute complémentation. Si vous prenez de la metformine, un traitement du diabète ou un traitement de PMA, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien. Les compléments ne remplacent pas la vitamine B9 prescrite, ni une alimentation variée et équilibrée et un mode de vie sain.

Vous aimeriez un protocole adapté à votre cycle, à votre bilan et à votre parcours (naturel ou PMA) ? Je vous accompagne en consultation SOPK et fertilité.

Questions fréquentes

Ovulation et conception

Le myo-inositol aide-t-il à tomber enceinte rapidement ?

Il est associé à une ovulation plus fréquente en cas de SOPK (3), donc à plus d'occasions de concevoir, mais aucune étude ne promet une grossesse rapide. Comptez au moins 3 mois de prise régulière avant de faire le point (2).

L'inositol favorise-t-il l'ovulation ?

Dans la méta-analyse de Pundir (10 essais), le taux d'ovulation était 2,3 fois plus élevé sous inositol que sous placebo chez les femmes avec un SOPK (3). Les recommandations 2023 jugent toutefois les bénéfices cliniques encore limités, y compris sur l'ovulation, et considèrent l'inositol comme une thérapie expérimentale en cas d'infertilité (1).

Le myo-inositol améliore-t-il la qualité ovocytaire ?

Les résultats sont partagés. Une méta-analyse de 2025 associe le myo-inositol à davantage d'ovocytes matures (OR 1,55) en FIV (5), tandis qu'une autre ne retrouve pas de bénéfice démontré sur la qualité ovocytaire et embryonnaire (6). Le signal le plus net concerne les femmes avec un SOPK (5).

FIV et traitements de l'ovulation

Peut-on prendre de l'inositol pendant une FIV ?

Oui, c'est même le contexte le plus étudié : la plupart des essais ont donné du myo-inositol avec de l'acide folique avant la stimulation (4). Parlez-en à votre centre de PMA pour l'intégrer à votre protocole.

Combien de temps avant une FIV commencer le myo-inositol ?

Les essais l'ont donné de quelques semaines à plusieurs mois avant la stimulation (2)(4), et le groupe d'experts EGOI propose 4 g par jour avec 400 µg d'acide folique à partir de trois mois avant (12). Le plus simple : commencer dès que la FIV est programmée, en accord avec votre centre.

Peut-on prendre du myo-inositol avec le Clomid ou le létrozole ?

Ces médicaments de l'ovulation se prennent sur prescription, et tout complément doit être signalé à votre médecin. Dans une petite étude non contrôlée chez 50 femmes avec un SOPK et une résistance à l'insuline, le myo-inositol a été utilisé seul, puis associé au clomifène chez les femmes qui n'ovulaient pas (16) ; les recommandations 2023 placent le létrozole en première intention pour induire l'ovulation (1). L'association se décide donc avec votre gynécologue.

Grossesse et situations particulières

Faut-il arrêter l'inositol quand on est enceinte ?

Prévenez votre médecin ou votre sage-femme dès le test positif. Le myo-inositol a été étudié pendant la grossesse pour la prévention du diabète gestationnel, avec une certitude encore faible (8), et la fiche de Luminaissance le déconseille pendant la grossesse : la poursuite éventuelle se décide avec votre praticien.

Le myo-inositol est-il utile sans SOPK ?

La grande majorité des études porte sur des femmes avec un SOPK. En FIV, la méta-analyse de 2025 retrouve aussi un meilleur taux de fécondation chez les femmes à faible réponse ovarienne (5), et le groupe d'experts EGOI l'envisage avant la stimulation chez les femmes avec ou sans SOPK (12), mais les données restent limitées en dehors du SOPK.

Le myo-inositol est-il utile en cas d'endométriose ?

Les données actuelles viennent surtout d'une étude chez la souris, menée avec le D-chiro-inositol (14). Aucun essai clinique publié ne permet encore de conclure chez la femme : parlez-en à votre gynécologue, notamment si vous préparez une FIV.

Références scientifiques
  1. Teede HJ, Tay CT, Laven JJE et al. Recommendations From the 2023 International Evidence-based Guideline for the Assessment and Management of Polycystic Ovary Syndrome. J Clin Endocrinol Metab. 2023;108(10):2447 (recommandations 4.7.1, 4.7.5, 5.8.1 et 5.8.3). pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10505534
  2. Fitz V, Graca S, Mahalingaiah S et al. Inositol for Polycystic Ovary Syndrome: A Systematic Review and Meta-analysis to Inform the 2023 Update of the International Evidence-based PCOS Guidelines. J Clin Endocrinol Metab. 2024;109(6):1630. pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11099481
  3. Pundir J, Psaroudakis D, Savnur P et al. Inositol treatment of anovulation in women with polycystic ovary syndrome: a meta-analysis of randomised trials. BJOG. 2017 (publié en ligne le 24 mai 2017). research.birmingham.ac.uk
  4. Showell MG, Mackenzie-Proctor R, Jordan V, Hodgson R, Farquhar C. Inositol for subfertile women with polycystic ovary syndrome. Cochrane Database Syst Rev. 2018;12:CD012378. cochrane.org
  5. Zhang J, Zhang H, Zhou W, Jiang M, Lin X. Effect of myo-inositol supplementation in mixed ovarian response IVF cohort: a systematic review and meta-analysis. Front Endocrinol. 2025;16:1520362. pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11968372
  6. Pivazyan L, Krylova E, Obosyan L et al. Effectiveness of Myo-Inositol on Oocyte and Embryo Quality in Assisted Reproduction: Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Clinical Trials. Gynecol Obstet Invest. 2025;90(1):78-92. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39084195
  7. ESHRE Add-ons working group, Lundin K, Bentzen JG et al. Good practice recommendations on add-ons in reproductive medicine. Hum Reprod. 2023;38(11):2062. pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10628516
  8. Motuhifonua SK, Lin L, Alsweiler J, Crawford TJ, Crowther CA. Antenatal dietary supplementation with myo-inositol for preventing gestational diabetes. Cochrane Database Syst Rev. 2023;2:CD011507. cochrane.org
  9. Assurance Maladie (ameli.fr). Projet de grossesse : vaccinations et médicaments (vitamine B9). ameli.fr
  10. Carlomagno G, Unfer V. Inositol safety: clinical evidences. Eur Rev Med Pharmacol Sci. 2011;15(8):931-936. europeanreview.org
  11. Isabella R, Raffone E. Does ovary need D-chiro-inositol? J Ovarian Res. 2012;5:14. ovarianresearch.biomedcentral.com
  12. Wdowiak A, Bakalczuk S, Filip M, Laganà AS, Unfer V. The Clinical Use of Myo-Inositol in IVF-ET: A Position Statement from the Experts Group on Inositol in Basic and Clinical Research and on PCOS (EGOI-PCOS), the Polish Society of Andrology, and the International Scientific Association for the Support and Development of Medical Technologies. J Clin Med. 2025;14(2):558. pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11766415
  13. Lin L, Chen G, Qiao X, Chen Y, Deng H, Xu L. Comparative efficacy and safety of metformin, anti-obesity agents, and myoinositol in improving IVF/ICSI outcomes and reducing ovarian hyperstimulation syndrome in women with polycystic ovary syndrome: a systematic review and network meta-analysis. J Ovarian Res. 2024;17:249. pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11657860
  14. Placidi M, Casoli G, Vergara T et al. D-chiro-inositol effectively counteracts endometriosis in a mouse model. Mol Med. 2025;31(1):134. pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11987403
  15. DiNicolantonio JJ, O'Keefe JH. Myo-inositol for insulin resistance, metabolic syndrome, polycystic ovary syndrome and gestational diabetes. Open Heart. 2022;9:e001989. openheart.bmj.com
  16. Kamenov Z, Kolarov G, Gateva A, Carlomagno G, Genazzani AD. Ovulation induction with myo-inositol alone and in combination with clomiphene citrate in polycystic ovarian syndrome patients with insulin resistance. Gynecol Endocrinol. 2015;31(2). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25259724
author
Imane Harmonie
Experte en micronutrition
author https://imaneharmonie.com/pages/imane-harmonie

Naturopathe et micronutritionniste, spécialisée dans le SOPK et la fertilité. Autrice du livre Vivre en harmonie avec le SOPK et du podcast Le Labo du SOPK.