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Phase lutéale : durée, symptômes, et quand s'inquiéter

 Schéma du cycle menstruel montrant la phase lutéale après l'ovulation

L'essentiel en 30 secondes

  • La phase lutéale est la seconde moitié du cycle : elle commence après l'ovulation et se termine le premier jour des règles.
  • Elle dure en moyenne 12 à 14 jours et varie peu d'un cycle à l'autre. Sur plus de 600 000 cycles analysés, la moyenne est de 12,4 jours (1). C'est la phase folliculaire, avant l'ovulation, qui fait varier la longueur du cycle.
  • Elle est dominée par la progestérone, produite par le corps jaune. C'est elle qui fait monter la température, épaissit la glaire et provoque les symptômes prémenstruels.
  • Une phase lutéale de 10 jours ou moins est dite courte. Elle concerne environ 18 % des femmes sur un cycle donné (2), mais un seul cycle court n'est pas un diagnostic.
  • Elle ne peut pas être "allongée" par un complément. En cas de doute, c'est un dosage de progestérone en milieu de phase et un avis médical qui répondent.

Mis à jour le 22 septembre 2026. Rédigé par Imane, naturopathe et micronutritionniste

Phase lutéale : durée, symptômes, et quand s'inquiéter 


Vous suivez votre cycle et vous voyez passer ce mot partout : phase lutéale trop courte, spotting en phase lutéale, symptômes de phase lutéale ou de grossesse. Cet article explique simplement ce qui se passe dans votre corps entre l'ovulation et les règles, comment savoir que vous y êtes, ce qui est normal ou non, et ce que cela change si vous avez un SOPK ou un projet de grossesse. 

Pour la première moitié du cycle, lisez notre article sur la phase folliculaire.

Qu'est-ce que la phase lutéale ?

Le cycle menstruel se divise en deux moitiés, séparées par l'ovulation :

  • la phase folliculaire, du premier jour des règles à l'ovulation, pendant laquelle un follicule mûrit dans l'ovaire ;
  • la phase lutéale, de l'ovulation au premier jour des règles suivantes.

Son nom vient du corps jaune (corpus luteum en latin). Après l'ovulation, le follicule qui a libéré l'ovule ne disparaît pas : il se transforme en une petite glande temporaire, le corps jaune, qui se met à fabriquer de la progestérone, et un peu d'œstrogènes.

Le rôle de la progestérone

La progestérone a un objectif : préparer l'utérus à accueillir un embryon. Elle rend l'endomètre (la muqueuse de l'utérus) épais, riche en vaisseaux et en nutriments. Elle a aussi des effets sur tout le corps, ce qui explique les symptômes de cette phase : elle élève légèrement la température, ralentit le transit, retient l'eau, agit sur le sommeil et l'humeur.

Les deux issues possibles

Si l'ovule n'est pas fécondé

Si l'ovule est fécondé

Le corps jaune dégénère au bout de 12 à 14 jours. La progestérone chute, l'endomètre se détache : ce sont les règles, et un nouveau cycle commence.

L'embryon s'implante et produit l'hormone hCG, qui "ordonne" au corps jaune de continuer à fabriquer de la progestérone. Les règles ne viennent pas. Le corps jaune assure ce relais jusqu'à ce que le placenta prenne le relais, vers 8 à 10 semaines.

 

Combien de temps dure la phase lutéale ?

La réponse courte : 12 à 14 jours dans la plupart des cas. Une analyse de plus de 600 000 cycles suivis par application donne une moyenne de 12,4 jours, avec 95 % des cycles entre 7 et 17 jours (1).

Ce qui est important à retenir, et souvent mal compris :

  • La phase lutéale est la partie stable du cycle. Chez une même femme, elle varie peu d'un mois à l'autre, et elle reste autour de 12 jours de 18 à 45 ans (1).
  • C'est la phase folliculaire qui fait la différence. Un cycle de 35 jours n'a pas une phase lutéale de 21 jours : il a une phase folliculaire longue (ovulation tardive) suivie d'une phase lutéale normale. Un cycle de 24 jours a une ovulation précoce.
  • Conséquence pratique : la règle "l'ovulation a lieu au 14e jour" est fausse pour la majorité des femmes. Seuls 13 % des cycles durent exactement 28 jours (1). Il faut compter à rebours depuis les règles, pas en avant depuis leur début.

Comment calculer sa phase lutéale

Il faut connaître la date de l'ovulation, puis compter les jours jusqu'à la veille des règles suivantes. La date d'ovulation s'estime par un test d'ovulation (pic de LH, l'ovulation survient un à deux jours après le début du pic (9)), par la courbe de température (la montée survient juste après l'ovulation) ou par l'observation de la glaire. Sur plusieurs cycles, vous obtenez votre durée personnelle, qui est plus fiable qu'une moyenne générale.

Comment reconnaître la phase lutéale ?

Trois signes physiques permettent de savoir que l'ovulation a eu lieu et que vous êtes entrée en phase lutéale.

1. La température monte

Sous l'effet de la progestérone, la température basale (prise au réveil, avant de se lever) augmente d'environ 0,3 à 0,5 °C et reste sur ce plateau haut jusqu'aux règles (3). C'est le signe le plus fiable pour confirmer, a posteriori, qu'une ovulation a eu lieu. Limites : la prise doit être régulière, et une nuit courte, un verre d'alcool ou une infection faussent la mesure. La température ne prédit pas l'ovulation, elle la confirme.

2. La glaire change

Autour de l'ovulation, la glaire cervicale est transparente, filante, comme du blanc d'œuf. Dès l'entrée en phase lutéale, la progestérone la rend épaisse, opaque, collante, puis rare ou absente. Ce passage du "filant" au "sec ou pâteux" marque le début de la phase lutéale.

3. Le col se referme

Pour celles qui le suivent, le col de l'utérus, haut, mou et ouvert autour de l'ovulation, redevient bas, ferme et fermé.

Ces trois signes constituent la base de la symptothermie, une méthode d'observation du cycle qui demande un apprentissage, idéalement avec une sage-femme ou une conseillère formée.

Les symptômes de la phase lutéale

Ils sont dus à la progestérone et, en fin de phase, à la chute conjointe des œstrogènes et de la progestérone. Ils sont fréquents et, dans une certaine mesure, normaux :

Sur le plan physique

Sur le plan émotionnel

Seins tendus ou sensibles, ballonnements, rétention d'eau, constipation, appétit augmenté (surtout envies de sucre), fatigue, sommeil moins profond, peau plus grasse ou boutons en fin de phase, légères crampes avant les règles

Irritabilité, sensibilité accrue, baisse de motivation, anxiété, envie de calme ou de solitude

Quand ces symptômes deviennent handicapants la semaine avant les règles et disparaissent avec elles, on parle de syndrome prémenstruel (SPM). Sa forme sévère avec un retentissement psychique important, le trouble dysphorique prémenstruel, concerne 2 à 6 % des femmes et justifie une consultation.

Phase lutéale ou début de grossesse : comment faire la différence ?

C'est la question la plus posée, et la réponse est frustrante : on ne peut pas faire la différence avant le retard de règles. Seins tendus, fatigue, nausées légères, ballonnements, humeur changeante existent dans les deux cas, parce que la même hormone, la progestérone, est en jeu. La seule méthode fiable est un test de grossesse à partir du jour présumé des règles. Une température qui reste haute plus de 16 à 18 jours après l'ovulation est un indice, mais pas une preuve.

Phase lutéale courte : quand s'inquiéter ?

Ce qu'on appelle une phase lutéale courte

La plupart des études la définissent comme une phase lutéale de 10 jours ou moins (certaines retiennent 11 jours ou moins). L'idée est que l'endomètre n'aurait pas le temps de se préparer avant que les règles n'arrivent. Une cohorte américaine de 284 femmes en essai de conception a observé une phase lutéale courte chez 18 % d'entre elles sur le premier cycle suivi (2).

Ce que disent réellement les données

Deux résultats de cette même étude nuancent l'inquiétude :

  • Une phase lutéale courte sur un cycle donné n'est pas forcément répétée le cycle suivant : c'est souvent un événement isolé.
  • Les femmes avec une phase courte au premier cycle ont eu une fertilité un peu plus basse sur les six premiers mois, mais à 12 mois, la probabilité d'être enceinte était la même que chez les autres (2).

De son côté, la Société américaine de médecine de la reproduction (ASRM) rappelle dans son avis de 2021 qu'il n'existe aucun test validé pour diagnostiquer une "insuffisance lutéale", qu'un dosage isolé de progestérone est peu informatif à cause de ses variations dans la journée, et que la progestérone en traitement n'a pas démontré de bénéfice pour la conception en cycle naturel hors PMA (4).

Les signes qui justifient d'en parler à un médecin ou une sage-femme

  • des règles qui arrivent régulièrement moins de 10 jours après une ovulation confirmée, sur au moins 3 cycles ;
  • du spotting (petits saignements bruns) plusieurs jours avant chaque période de règles ;
  • un plateau de température haute qui dure moins de 10 jours, ou qui monte lentement et en escalier ;
  • des cycles très courts (moins de 21 jours) ou une absence de plateau thermique, qui évoque une absence d'ovulation.

Ce que le médecin recherchera en priorité : un problème de thyroïde, un taux de prolactine élevé, une ovulation de mauvaise qualité (fréquente en cas de SOPK ou de périménopause), ou un déficit énergétique lié au sport intensif ou à une alimentation insuffisante. Ce sont ces causes qu'il faut traiter, la phase lutéale courte n'en est que le symptôme.

Phase lutéale et SOPK (SMOP)

Avec un syndrome des ovaires polykystiques, le problème n'est généralement pas la phase lutéale elle-même, mais ce qui la précède. Les recommandations internationales de 2023 définissent les cycles irréguliers du SOPK par une durée supérieure à 35 jours ou moins de 8 cycles par an (5). Ces cycles longs correspondent à une phase folliculaire qui s'étire, parce que l'ovulation tarde ou n'a pas lieu.

Trois situations sont fréquentes :

  • Pas d'ovulation : pas de corps jaune, donc pas de vraie phase lutéale. Les saignements qui surviennent ne sont pas des règles au sens strict, et la courbe de température ne montre pas de plateau.
  • Ovulation tardive : phase lutéale normale, mais décalée. Une femme qui ovule au 30e jour a ses règles vers le 43e. Compter "14 jours après le début des règles" pour trouver l'ovulation ne sert à rien ici.
  • Ovulation de qualité moyenne : corps jaune moins performant, phase lutéale parfois raccourcie, spotting.

Pour ces raisons, avec un SOPK, l'observation du cycle (température et glaire) apporte plus d'information qu'une application qui prédit l'ovulation à partir d'une moyenne. Nous détaillons ce point dans notre article sur l'ovulation tardive.

Phase lutéale et projet de grossesse

Peut-on tomber enceinte pendant la phase lutéale ?

La fécondation n'est possible que si un rapport a lieu dans les jours qui précèdent l'ovulation ou le jour même. L'étude de référence sur le sujet a montré que les conceptions surviennent après des rapports situés dans une fenêtre de six jours qui se termine le jour de l'ovulation (6). Un rapport en phase lutéale, c'est-à-dire après l'ovulation, ne peut donc pas conduire à une grossesse ce cycle-là. Mais attention : on ne sait avec certitude que l'ovulation a eu lieu qu'après coup (montée de température confirmée 3 jours de suite). Se fier au calendrier est donc risqué, surtout avec des cycles irréguliers.

Ce qui se passe si la fécondation a eu lieu

L'implantation survient 6 à 10 jours après l'ovulation, en pleine phase lutéale. C'est le moment où certaines femmes observent un petit saignement dit "de nidation", qui ne concerne qu'une minorité de grossesses et ne constitue pas un signe fiable. À partir de l'implantation, l'hCG maintient le corps jaune, la progestérone continue de monter, et les règles n'arrivent pas.

Ce qui aide vraiment

  • Connaître sa propre durée de phase lutéale, pour repérer la fenêtre fertile à rebours et savoir à partir de quand un test est fiable.
  • Consulter si les cycles sont irréguliers, longs, ou si le plateau de température est absent ou court sur plusieurs cycles.
  • Prendre de l'acide folique (vitamine B9), 400 µg par jour, dès le projet de grossesse : c'est la seule supplémentation recommandée par la Haute Autorité de santé, au moins 4 semaines avant la conception et jusqu'à 12 semaines d'aménorrhée (7).
  • Réduire tabac et alcool, dormir suffisamment, garder une activité physique régulière sans excès.

Peut-on allonger la phase lutéale ?

La réponse honnête : pas directement. La durée de la phase lutéale dépend de la qualité de l'ovulation qui la précède : un follicule bien mûri donne un corps jaune qui produit assez de progestérone, assez longtemps. Ce qu'on peut faire, c'est agir sur ce qui abîme l'ovulation :

  • corriger un déficit énergétique (manger suffisamment, réduire un entraînement excessif) ;
  • traiter une hypothyroïdie ou une hyperprolactinémie, qui raccourcissent la phase lutéale et se dépistent par une simple prise de sang ;
  • améliorer la résistance à l'insuline en cas de SOPK, par l'alimentation, l'activité physique et, si besoin, un traitement ;
  • dormir et gérer le stress, sans en faire une obsession.

La progestérone en traitement, souvent proposée en cas de phase courte, n'a pas démontré de bénéfice pour concevoir en cycle naturel hors PMA (4). Elle peut avoir sa place dans d'autres situations, et c'est une décision médicale.

Compléments alimentaires et phase lutéale : ce qui est autorisé de dire

Beaucoup de produits promettent d'"allonger la phase lutéale" ou d'"augmenter la progestérone". Aucune de ces affirmations n'est une allégation autorisée par la réglementation européenne, et aucun complément n'a démontré cet effet dans des études solides. Voici ce que le règlement (UE) 432/2012 permet de dire, ni plus ni moins (8) :

  • la vitamine B6 contribue à réguler l'activité hormonale et à réduire la fatigue ;
  • les folates (B9) contribuent à réduire la fatigue et à des fonctions psychologiques normales, et à la croissance des tissus maternels durant la grossesse ;
  • la vitamine E contribue à protéger les cellules contre le stress oxydatif ;
  • le magnésium contribue à réduire la fatigue et à des fonctions psychologiques normales.

Notre formule Isis Phase 2 a été conçue pour accompagner la seconde partie du cycle. Elle apporte de la vitamine B6, des folates et de la vitamine E aux apports de référence, associés à des extraits de plantes traditionnellement utilisés à cette période du cycle (gattilier, igname, ortie). Elle se prend à partir du lendemain de l'ovulation. Elle ne remplace ni un bilan ni un traitement, et le gattilier est déconseillé en cas de traitement hormonal ou de grossesse : demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant de commencer.

Si vous souhaitez un accompagnement personnalisé de votre cycle, vous pouvez réserver une consultation de naturopathie.

Questions fréquentes sur la phase lutéale

Phase lutéale et grossesse : quel est le lien ?

La phase lutéale est la période où une grossesse peut s'installer : l'implantation a lieu 6 à 10 jours après l'ovulation, sous l'effet de la progestérone qui a préparé l'endomètre. Si la fécondation a eu lieu, l'hormone hCG prolonge le corps jaune et les règles n'arrivent pas. Sinon, le corps jaune s'arrête au bout de 12 à 14 jours et les règles surviennent.

Symptômes de phase lutéale ou symptômes de grossesse : comment faire la différence ?

On ne peut pas, avant le retard de règles. Seins tendus, fatigue, nausées légères, ballonnements, humeur changeante sont dus à la progestérone dans les deux cas. Seul un test de grossesse à partir de la date présumée des règles permet de trancher. Une température qui reste haute plus de 16 à 18 jours après l'ovulation est un indice, pas une preuve.

Peut-on tomber enceinte pendant la phase lutéale ?

Non, si l'ovulation a réellement eu lieu : la fenêtre fertile se termine le jour de l'ovulation (6). Mais l'ovulation ne se confirme qu'après coup (3 jours de température haute). Un rapport "en phase lutéale" supposée peut en réalité tomber avant une ovulation tardive, surtout avec des cycles irréguliers.

Quelle est la durée normale de la phase lutéale ?

12 à 14 jours en moyenne, avec une fourchette habituelle de 10 à 16 jours. Sur plus de 600 000 cycles analysés, la moyenne est de 12,4 jours et elle varie peu avec l'âge (1).

Comment savoir si je suis en phase lutéale ?

Par trois signes : une montée de la température basale d'environ 0,3 à 0,5 °C qui se maintient, une glaire devenue épaisse ou absente après avoir été filante, et un col plus bas et fermé. Un test d'ovulation positif un à deux jours plus tôt confirme le tout.

Phase lutéale courte : est-ce grave ?

Un cycle isolé avec une phase de 10 jours ou moins est fréquent et souvent sans lendemain. Sur plusieurs cycles, cela mérite un avis médical pour rechercher une cause (thyroïde, prolactine, ovulation de mauvaise qualité). À 12 mois, la probabilité de grossesse n'est pas différente de celle des autres femmes (2).

Combien de temps dure la phase lutéale avec un SOPK ?

Quand une ovulation a lieu, la phase lutéale a une durée normale. Ce qui change avec le SOPK, c'est la phase folliculaire, souvent très longue, ou l'absence d'ovulation, auquel cas il n'y a pas de phase lutéale à proprement parler.

Lexique

  • Corps jaune : glande temporaire issue du follicule après l'ovulation, qui produit la progestérone.
  • Progestérone : hormone de la seconde partie du cycle, qui prépare l'endomètre et élève la température.
  • Endomètre : muqueuse qui tapisse l'utérus, éliminée pendant les règles.
  • Température basale : température du corps au repos, prise au réveil avant toute activité.
  • Nidation (implantation) : fixation de l'embryon dans l'endomètre, 6 à 10 jours après l'ovulation.
  • Symptothermie : méthode d'observation du cycle combinant température, glaire et col.
  • Spotting : petits saignements en dehors des règles.

Sources

  1. Bull JR, Rowland SP, Scherwitzl EB et al. Real-world menstrual cycle characteristics of more than 600,000 menstrual cycles. npj Digital Medicine, 2019;2:83. PMC6710244
  2. Crawford NM, Pritchard DA, Herring AH, Steiner AZ. Prospective evaluation of luteal phase length and natural fertility. Fertility and Sterility, 2017;107(3):749-755. PMC5337433
  3. Steward K, Raja A. Physiology, Ovulation and Basal Body Temperature. StatPearls, NCBI Bookshelf. NBK546686
  4. Practice Committee of the American Society for Reproductive Medicine. Diagnosis and treatment of luteal phase deficiency: a committee opinion. Fertility and Sterility, 2021;115(6):1416-1423. PubMed
  5. Teede HJ et al. Recommendations from the 2023 international evidence-based guideline for the assessment and management of polycystic ovary syndrome. Human Reproduction, 2023. Synthèse en français : RecoMédicales
  6. Wilcox AJ, Weinberg CR, Baird DD. Timing of sexual intercourse in relation to ovulation. New England Journal of Medicine, 1995;333:1517-1521. PubMed
  7. Haute Autorité de santé. Projet de grossesse : informations, messages de prévention, examens à proposer, 2009.
  8. Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission établissant la liste des allégations de santé autorisées.
  9. Thiyagarajan DK, Basit H, Jeanmonod R. Physiology, Menstrual Cycle. StatPearls, NCBI Bookshelf. NBK500020

À propos de l'auteure
Imane est naturopathe et micronutritionniste, formée à l'École de Santé Naturelle, fondatrice d'Imane Harmonie et auteure du livre Vivre en harmonie avec le SOPK (éditions Grancher). Elle anime le podcast "Le Labo du SOPK" et est intervenue auprès de professionnels de santé, notamment à l'Hôpital Saint-Joseph (Paris) et aux Assises Nationales des Sages-Femmes. Voir son parcours

Références scientifiques

Rich‑Edwards et al., 2017 – Prospective evaluation of luteal phase length and natural fertility

Réf. :

Une phase lutéale courte (≤ 10–11 jours) est associée à une baisse de la probabilité de grossesse dans le cycle suivant (fécondabilité diminuée).​

Sur 12 mois, la différence de grossesse cumulée n’est plus significative, ce qui permet de nuancer le message : une phase lutéale courte retarde la conception mais n’entraîne pas forcément une infertilité chronique.​

Clin et al., 2015 – Progesterone and the Luteal Phase: A Requisite to Reproduction

Réf. :

La phase lutéale, grâce à la progestérone, est décrite comme une étape indispensablepour la nidation de l’embryon et le maintien du début de grossesse.​

L’article met en avant que la qualité et la durée de la phase lutéale conditionnent à la fois la stabilité de l’endomètre et la capacité de l’embryon à s’implanter correctement.

author
Imane Harmonie
Experte en micronutrition
author https://imaneharmonie.com/pages/imane-harmonie

Naturopathe et micronutritionniste, spécialisée dans le SOPK et la fertilité. Autrice du livre Vivre en harmonie avec le SOPK et du podcast Le Labo du SOPK.